Actualités » Actualité » Jeanne, la pucelle tant aimée... de rose vêtue !

Jeanne, la pucelle tant aimée... de rose vêtue !
Publié le 9 Mai 2016

Jeanne, la pucelle tant aimée... de rose vêtue ! (épisode 3).

 

Ce dimanche 8 mai 2016, journée hommage, sera à marquer d'une pierre blanche ...
Une partie de la gauche au pouvoir nous aura donné en matière de récupération politique une vibrante leçon.
Madame Royal a dans un premier temps rappelé que la Pucelle "est une figure éminente de l'Histoire de France qui appartient à tous les Français, qui a longtemps été raptée (sic) par le Front national."

Puis, un peu plus tard dans la journée, au pied de la cathédrale d’Orléans, invité d’honneur pour les 587èmes Fêtes de Jeanne d’Arc, Monsieur Macron qui attend certainement des voix, a multiplié les lieux communs, d’étranges raccourcis mais aussi des tournures souvent pleines d'emphase afin de démontrer au final combien la sainte catholique correspondait à l'idéal républicain !

Un intérêt soudain pour cette figure médiévale (il y en a d'ailleurs d'autres, le Moyen Age n'en est pas avare) qui, en d'autres temps et s'il ne s'accompagnait pas d'une instrumentalisation aux accents éhontément revanchards, aurait été apprécié...


Au château de Loches,
Jeanne d'Arc vient annoncer à Charles VII, la libération de la ville d'Orléans

En voici des extraits:
5’15 "(...) J’aime, je l’avoue que Jeanne soit une femme mais une femme en devenir qui n’avait rien fait avant de se lancer dans l’incroyable aventure…"

5’40 "(...) Jeanne meurtrie, Jeanne blessée, mais n’abandonnant rien, donnant un irremplaçable témoignage de ce que peut la jeunesse du monde lorsqu’elle s’appuie sur la volonté bonne.
On l’a brûlée d’abord, canonisée en suite. Avec les mêmes remords que le soldat anglais qui s’écriait devant le bûcher , « Vraiment, nous avons brûlé une sainte ». Mais ces remords sont au fond bien peu de choses et de peu d’importance, en comparaison des leçons que nous pouvons tirer de la vie de Jeanne d’Arc..."

6’20 "(...) La vie de Jeanne, c’est avant tout la puissance d’un destin, qui démontre que l’ordre des choses ne tient pas si cet ordre est injuste. (…) Le désir de justice, l’énergie du peuple, la volonté de rassemblement : le triptyque de jeanne d’Arc est celui qui scelle notre République..."

6’48 "(...) Au commencement, Jeanne est un sujet comme les autres. Elle se fond dans la multitude, dans cette masse d'anonymes, paysans et travailleurs, qui se battent pour vivre et survivre. Mais elle sent déjà en elle, dès l’enfance une liberté qui sommeille, un désir irrépressible de justice. Elle sait qu'elle n'est pas née pour vivre mais pour tenter l'impossible. Comme une flèche, sa trajectoire est nette. Jeanne fend le système, elle brusque l'injustice qui devait l'enfermer…"

7’35 "(...) Jeanne est une femme mais elle prend la tête d’une armée et s’oppose au chef de guerre. Jeanne n’est personne mais elle porte sur ses épaules la volonté de progrès et de justice de tout un peuple. Elle était un rêve fou, elle s’impose comme une évidence…"

8’00 "(...) La deuxième leçon de Jeanne d’Arc, c’est celle de l’énergie du peuple… En libérant l’énergie de tous, Jeanne libère Orléans..."

10’15 "(...) La troisième leçon de Jeanne c’est celle du rassemblement et de l’unité de la France. Elle nait dans cette France déchirée, coupée en deux, agitée par une guerre sans fin qui l’oppose au royaume d’Angleterre. Elle a su rassembler la France pour la défendre, dans un mouvement que rien n’imposait. Tant d’autres s’étaient habitués à cette guerre qu’ils avaient toujours connue. Elle a rassemblé des soldats de toutes origines. Et alors même que la France n’y croyait pas, se divisait contre elle-même, elle a eu l’intuition de son unité, de son rassemblement…"

11’30 "(...) Au fond, Jeanne nous invite à regarder la France qui doute, celle du petit royaume de Bourges de 1429, celle de Londres en 1940 et peut-être notre France aujourd’hui qui veut renouer le fil de sa longue histoire. Car la France réussira si elle parvient à réconcilier les Frances, celle qui aime le cours du monde, et celle qui le craint, celle qui croit en elle et celle qui doute. Non pas une unité factice, qui nierait nos différences, une réconciliation qui trace un chemin qui nous est commun pour que la France continue d'embrasser son destin..."

15’20 "(...) Jeanne d’Arc est beaucoup plus qu’elle-même ou que son époque. Elle contribue à forger cette identité française. Cette identité, c’est une langue, c’est un territoire, c’est une nation, c’est aussi le fruit de notre passé, car elle est faite de celui-ci. Mais ce n’est pas non plus une identité fixe ou fermée, car elle s’accomplit dans la France, elle s’accomplit dans l’Europe. C’est un projet sans cesse recommencé..."

16’04 "(...) C’est un projet ouvert, qui a toujours su accueillir l’autre et les plus faibles, dont Jeanne d’Arc faisait partie. C'est un projet fou, au fond, forgé sur une culture, et recherchant l’universel, exigeant et généreux. C’est cela notre identité…"

17’35 "(...) Voilà pourquoi, les Français ont besoin de Jeanne d'Arc, car elle nous dit que le destin n'est pas écrit, que nous n'avons pas à subir. Ne jamais subir, peser sur le destin du monde, c’est ce qui fait que les Français sont eux-mêmes et que la France restera elle-même. Vive Orléans, vive la République, vive la France."

Discours dans son intégralité :
bit.ly/1WhzLnu


Aucun commentaire


Poster un commentaire

Nom ou pseudo (obligatoire)
URL de votre site
Texte
Cryptogramme
(saisissez les lettres/chiffres ci-dessus)
  • Les commentaires sont modérés et peuvent faire l'objet de suppressions.
  • Tous propos diffamatoires ou hors sujets seront supprimés.